Cycle sur La peur - 2022

« LA PEUR »

Cycle de 3 conférences d’Alain CHAFFEL,
agrégé et docteur en histoire,
professeur honoraire
en Classes Préparatoires aux Grandes Écoles commerciales
au lycée Camille Vernet.

Première conférence

LES GRANDES PANDÉMIES, DEPUIS LA PESTE NOIRE À NOS JOURS.

L'humanité a toujours connu des pandémies traumatisantes. La COVID-19 n'échappe pas à la règle. Peut-on pour autant comparer l'impact des épidémies depuis le Moyen-âge, étant donné la diversité des contextes, des époques et des traumatismes ? S'engager dans une synthèse comparative historique semble a priori hasardeux. Pourtant, lorsqu'on observe les réactions des sociétés, on retrouve souvent le même type de comportement, bien que les peurs et les espoirs puissent prendre des formes différentes.

Voilà le thème qu’a abordé Alain CHAFFEL, au cours de cette première conférence destinée aux étudiants de classe préparatoire aux Sciences Po (CPES) dont l’un des deux thèmes de l’épreuve de « Questions Contemporaines » est « la peur ».

Thumbnail

 

Seconde conférence

TROIS MYTHES FONDATEURS DU COMPLOTISME :
LES « COMPLOTS » JÉSUITES, FRANCS-MACONS ET JUIFS.

Les rumeurs de complots, les mythes complotistes, les théories du complot, selon les définitions que l'on adopte, existent depuis longtemps. Pour Le Petit Larousse (édition 2017), le complotisme « se dit de quelqu’un qui récuse la version communément admise d’un événement et cherche à démontrer que celui-ci résulte d’un complot fomenté par une minorité active ».

Cette minorité active contrôlerait secrètement l’ordre politique et social pour le manipuler et le dominer. L'analyse complotiste ne se contente pas de critiquer, voire de condamner un pouvoir ou un système, de dénoncer les vrais complots (qui ont toujours existé), elle privilégie systématiquement l’hypothèse du complot qui devient la seule grille de lecture des phénomènes sociaux... Puisque les Bolcheviks s'emparent du pouvoir en 1917 c'est la preuve d'un complot judéo-bolchevique ! Les trois mythes fondateurs du conspirationnisme - le complot jésuite, le complot franc-maçon et le complot juif - permettent d'analyser le contenu du discours complotiste, ses origines et son impact dans la société.

Thumbnail

Troisième et dernière conférence

DIVERSITÉ, DÉFIS ET ENJEUX DU COMPLOTISME CONTEMPORAIN

Dernier volet de cette série de conférence sur la théorie du complot et la peur qu’elle suscite consciemment et inconsciemment dans les populations et les élites dirigeantes.

La certitude d'avoir été volontairement trompé par les autorités, les médias, les scientifiques ou par des groupuscules puissants est au cœur du discours complotiste : des groupes malfaisants et secrets manipuleraient dans l’ombre le fonctionnement des sociétés. Le conspirationnisme contemporain, tout en continuant d'instrumentaliser la thématique des « vieux » complots juifs et francs-maçons, se caractérise par la rapidité avec laquelle de nouvelles théories apparaissent. Il se caractérise aussi par leur forte exposition publique. Du coup, l’imaginaire du complot est intarissable et rassurant pour ses partisans qui dénoncent l'action des « puissants », action qu'ils qualifient de secrète et diabolique. Mais le discours complotiste peut aussi devenir un véritable instrument de pouvoir. Il peut devenir une manière de gouverner afin d'éliminer des opposants ou supposés tels ou pour justifier des échecs. D’où sa puissance explicative dans notre monde ultra connecté… mais pas toujours bien informé : cette « peur » de l’autre qui anime certaines élites, qui entretiennent sciemment ce sentiment de populations plus fragiles culturellement.

Ainsi s’est achevé le cycle d’Alain CHAFFEL qui nous a apporté des éléments explicatifs et des illustrations passées et présentes de l’usage de la peu comme instrument de gouvernement.

Publié le 04/10/2023
Modifié le 04/10/2023